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Ah ! La vache

- mercredi 25 février 2015, par Invité-e-s de Parlem TV

Réalisation : Yves Proal, Philippe Samson, Bernard Cassagne et Thierry Laffaille.
Partenariat : Voix Publique, Librairie Floury, L’APRES et les Amis du Local.

A Vazerac, dans le Tarn et Garonne, un couple de paysans, Claire et Oscar, rencontrés sur le marché bio du Capitole, également producteur de l’épicerie culturelle le Recantou [1] maintiennent leur ferme sur un équilibre très fragile parce qu’ils ont fait le choix courageux de la qualité plutôt que celui de la quantité. « On a choisi les races Normande et Salers parce que je communique bien avec elles, qu’elles sont douces même si leur production laitière est inférieure aux autres. Mais c’est celles qui me conviennent » explique Oscar.

Ils n’ont que 13 vaches, défendent l’idée de nourrir en autosuffisance et en biodynamie les bêtes de la terre qu’elles nourriront à leur tour avec la famille qui vit sur la ferme. « La relation et le respect de l’animal est essentiel. Sur l’exploitation elles mangent bien et font du bon lait. Mais 13 vaches sur cette terre c’est trop peu pour pouvoir être viable surtout par rapport aux choix qu’on a fait en s’installant ici depuis 10 ans : celui de la qualité, de la proximité, celui d’une économie autorégulée, pas celui de la rentabilité à outrance. Nous avons fait le choix de la taille humaine ». La ferme du Falgayras : l’antithèse de l’usine des 1000 vaches.

Claire et Oscar devaient pérenniser leur fragile activité pour eux et pour nous, consommateurs. Une certaine précarité pouvait les faire renoncer. Leur terre travaillée à deux peut leur permettre de faire vivre un troupeau augmenté de quelques bêtes. C’est pourquoi une poignée de consommateurs a pris l’initiative de lancer une souscription pour l’achat d’une vache. Ceci, en un mois et demi, fin 2014, période de l’année où le prix d’une vache est le plus intéressant. Objectif : recueillir le coût d’une vache, soit entre 1200 et 1500 euros.

Au final, en faisant le choix du bouche à oreille, avec le soutien de la librairie Floury et de l’APRES [2] donc toujours du sens et de la proximité et de l’humain, ce sont 2995 euros qui furent recueillis permettant l’achat de finalement deux normandes (Habanera et Hope - la bien nommée -), d’une écrémeuse et d’un parasol pour le marché. Un vrai bol d’air pour Claire et Oscar.

Reste à souhaiter que cette initiative spontanée et facile à mener fasse des petits… Une cinquantaine de donateurs l’a fait…

- Philippe Samson -


[142 rue des sept troubadours à Toulouse

[2Association culturelle et écologique Pour une Relocalisation de l’Économie dans un monde Solidaire : http://www.assolapres.fr/

Vos commentaires

  • Le 27 février 2015 à 10:26, par Ressaire Eve En réponse à : Ah ! La vache

    Dans le Lauragais dans les années cinquante, dans toutes les étables on trouvait une ou deux vaches de Salers c’étaient des vaches rustiques, leurs sabots noirs étaient très solides elles pouvaient circuler sur tous les sols, elles n’avaient aucune difficulté pour vêler : leur morphologie leur permettaient de faire naître des veaux costaud sans intervention humaine. Elles donnaient peu de lait par rapport aux autres mais quel lait ; il y avait trois doigts de crème ; une Saler sur un lot de 6 vaches relevait le niveau moyen de la qualité du lait de la ferme. Moins de quantité et meilleure qualité.
    Aujourd’hui, il n’y a pratiquement plus d’étables dans le Lauragais et dans celles qui restent il n’y a pas de Salers : il faut produire de la quantité…..Le pire est que cette vache au lait d’une qualité exceptionnelle est actuellement classée dans les races à viande !!!! On a orienté la sélection pour ça ; Quel gâchis.
    Seule la région de Salers l’utilise pour son lait dans les fromages ce qui est dérisoire pour cette race et ses qualités

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